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Sondage national· 5 sur 11

Facteurs de protection du bien-être mental à l'école

Vue depuis le fond d'une classe : un élève en chandail à capuchon fait face à une enseignante debout devant le tableau blanc

Crédit photo : @taypaigey

Les questions de cette section portent sur les facteurs de protection du bien-être mental à l’école, soit les soutiens, les milieux et les pratiques qui aident les élèves à maintenir une santé mentale positive et un bien-être global.

Les approches de santé mentale et de bien-être en milieu scolaire jouent un rôle essentiel dans le soutien aux élèves. Lorsque les écoles créent délibérément des milieux bienveillants et offrent des ressources accessibles, elles renforcent les facteurs de protection qui favorisent le bien-être, l’engagement et la résilience des élèves. Ces soutiens protecteurs reflètent les efforts collectifs de la communauté scolaire pour favoriser un développement sain, la réussite éducative et un fort sentiment d’appartenance chez les élèves.

Les programmes et les pratiques qui bâtissent la communauté, le lien et l’appartenance à l’école peuvent renforcer considérablement la santé mentale des élèves et créer des milieux où les élèves se sentent valorisés, soutenus et en sécurité.

Exemples de facteurs de protection et de soutiens du bien-être mental à l’école :

  • Les besoins des élèves liés au handicap sont reconnus, compris et soutenus. Les élèves ont accès à des mesures d’adaptation éducative, à des soutiens et à des services appropriés qui les aident à accéder à leur éducation, à la gérer et à réaliser leur plein potentiel.

  • Les écoles favorisent un climat scolaire positif dans lequel les élèves ressentent un fort sentiment de fierté, d’appartenance et de lien au sein de leur communauté scolaire.

  • Les élèves vivent leur école comme un milieu sûr et bienveillant.

  • Les élèves ont accès à des adultes de confiance à l’école, c’est-à-dire des membres du personnel qui leur offrent conseils, sécurité et soutien.

  • Les élèves ont l’occasion de participer à des programmes scolaires comme des clubs, des associations, des équipes et d’autres activités parascolaires qui renforcent l’engagement et les liens sociaux.

  • Le personnel scolaire reconnaît qu’intégrer les intérêts, les passions et les sources de motivation des élèves, tout en encourageant l’activité physique quotidienne et les saines habitudes, peut renforcer un bien-être mental positif.

  • Les écoles enseignent l’apprentissage socioémotionnel, y compris la conscience de soi et la conscience émotionnelle. Ces habiletés aident les élèves à acquérir le langage, la compréhension et la résilience nécessaires pour gérer le stress et l’adversité, résoudre des problèmes, prendre des décisions éclairées, reconnaître les difficultés et renforcer les facteurs de protection qui réduisent le risque suicidaire potentiel.

Ces facteurs de protection contribuent à des milieux scolaires plus sains où les élèves peuvent s’épanouir sur les plans scolaire, social et émotionnel.

L’arbre du bien-être : un arbre dont le tronc forme une personne aux bras levés, avec des feuilles violettes et turquoise et des racines profondes

L’arbre du bien-être (Wellness Tree) a été créé en partenariat avec la section Youth MOVE Broward, en Floride, en 2017. Il a été conçu à l’origine pour leur Journée du bien-être, dont le thème intégrait la santé mentale et la santé physique, avec le slogan « Il n’y a pas de santé sans santé mentale ». L’arbre symbolisait cette intégration. Il a été conçu par Justine Bristol, de Youth MOVE Broward, dans le cadre de la subvention One Community Partnership 2. YMHC a reçu l’autorisation d’utiliser l’arbre du bien-être.

Constats importants et observations de YMHC :

Constats importants :

  • Les difficultés de fréquentation scolaire sont liées à l’expérience que vivent les élèves à l’école.
  • Plus des trois quarts (77 %) des répondants vivent des expériences négatives à l’école.
  • Plus de 40 % des répondants ont une réaction négative importante à l’idée d’aller à l’école.
  • Plus de la moitié des répondants qui ont une réaction négative importante à l’école ont manqué plus d’un mois de jours d’école au cours de la dernière année.
  • Les enfants qui se sentent exclus de l’expérience scolaire, notamment ceux qui ne se sentent pas en sécurité, qui n’appartiennent pas à des groupes de pairs et qui n’ont aucun membre du personnel scolaire à qui parler, sont plus susceptibles de manquer de longues périodes d’école.

Nous savons que toutes les personnes ont besoin de ressentir un sentiment d’appartenance. Bâtir une communauté de soutien et d’acceptation peut aider les jeunes qui vivent des difficultés de santé mentale et des handicaps à se sentir moins isolés et mieux soutenus.

L’enquête sur les difficultés de fréquentation scolaire met en lumière certaines expériences des élèves :

  • Leur manque de participation à des clubs, des groupes et des associations
  • Le manque de sécurité que vivent les élèves
  • Le manque d’adultes bienveillants ou « de confiance »

Ces expériences ont notamment les conséquences suivantes :

  • Un sentiment d’appartenance réduit peut entraîner davantage de difficultés de santé mentale et d’expériences suicidaires
  • L’absence d’appartenance à un groupe social de pairs peut nuire à la réussite scolaire des élèves.
  • Un sentiment d’appartenance réduit a été associé à des niveaux plus élevés de solitude et de dépression

Expériences scolaires :

  • Plus des trois quarts (77 %) des répondants vivent des expériences négatives à l’école.
  • Plus de 40 % des répondants ont une réaction négative importante à l’idée d’aller à l’école.
  • Plus de la moitié des répondants qui ont une réaction négative importante à l’école ont manqué plus d’un mois de jours d’école au cours de la dernière année.

Les élèves qui vivent des expériences négatives à l’école ont tendance à manquer plus de jours d’école. Lorsque les élèves ne se sentent pas en sécurité, se sentent détachés de leur communauté scolaire, isolés et jugés négativement, il en résulte un sentiment d’exclusion à l’égard des élèves et du personnel de leur communauté scolaire. Pour les répondants, c’est là que se trouvent l’origine et la vérité des « difficultés de fréquentation scolaire ».

La plupart des parents croient que leur enfant a un vif intérêt pour l’apprentissage et les activités parascolaires; pourtant, ce même enfant éprouvait quand même des difficultés de santé mentale et de bien-être pour accéder à son éducation et la gérer. Le sentiment de lien et d’appartenance est un facteur de protection positif pour soutenir la santé mentale des élèves.

  • Les enfants qui se sentent exclus de l’expérience scolaire, notamment ceux qui ne se sentent pas en sécurité, qui n’appartiennent pas à des groupes de pairs et qui n’ont aucun membre du personnel scolaire à qui parler, sont plus susceptibles de manquer de longues périodes d’école.
  • De nombreux jeunes ont souligné l’importance (et l’absence) de personnes sûres, de lieux sûrs, de communautés scolaires sûres, d’adultes de confiance et d’alliés bienveillants.

D’où provenait le soutien scolaire (pour les difficultés de fréquentation scolaire)?

Graphique en anneau : provenance du soutien; professionnels externes 223 (43,47 %), professionnels du soutien scolaire 150 (29,24 %), enseignants 97 (18,91 %), administrateurs scolaires 43 (8,38 %)

Près de la moitié du soutien reçu par les élèves (43 %) provenait de professionnels externes et non du personnel scolaire. Les administrateurs scolaires ont fourni moins de 10 % du soutien reçu. Le leadership des administrateurs scolaires est essentiel pour faciliter des mesures d’adaptation éducative fondées sur les besoins.

Opinion des enfants des répondants à l’égard de l’école :

Graphique en anneau : opinion des enfants à l’égard de l’école; 210 (40,94 %) se sentent malades quand ils se réveillent et doivent aller à l’école, 102 (19,88 %) n’aiment pas du tout l’école, 84 (16,37 %) ne l’aiment pas beaucoup, 80 (15,59 %) l’aiment un peu, 37 (7,21 %) l’aiment beaucoup

Près de 80 % des parents répondants ont indiqué que leur enfant n’aime pas l’école. Quarante et un pour cent des élèves se sentent malades lorsqu’ils se réveillent les jours d’école et doivent aller à l’école.

Votre enfant se sent-il en sécurité à l’école?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant se sent-il en sécurité à l’école; 201 non (39,18 %), 226 parfois (44,05 %), 86 oui (16,76 %). La proportion de non atteint 50,64 % chez les enfants qui ont manqué plus d’un mois

Quarante pour cent des élèves ont indiqué qu’ils ne se sentent pas en sécurité à l’école et 44 % ont dit qu’il leur arrive de ne pas se sentir en sécurité à l’école. Au total, 84 % des élèves qui vivent des difficultés de fréquentation scolaire ne se sentent pas en sécurité à l’école.

Votre enfant se sent-il proche des gens de son école?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant se sent-il proche des gens de son école; 199 non (38,79 %), 227 parfois (44,25 %), 87 oui (16,96 %). La proportion de non atteint 50,21 % chez les enfants qui ont manqué plus d’un mois

Trente-neuf pour cent des élèves ont indiqué qu’ils ne se sentent pas proches des gens de leur école. Quarante-quatre pour cent se sentaient parfois proches des gens. Au total, 83 % des élèves ne se sentaient pas proches des gens de leur école.

Votre enfant se sent-il partie prenante de son école?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant se sent-il partie prenante de son école; 251 non (48,93 %), 184 parfois (35,87 %), 78 oui (15,2 %). La proportion de non atteint 61,37 % chez les enfants qui ont manqué plus d’un mois

Plus de 48 % des élèves ne se sentaient pas partie prenante de leur école. Un autre 36 % ne s’en sentaient parfois pas partie prenante. Seulement 15 % des élèves qui vivent des difficultés de fréquentation scolaire se sentaient partie prenante de leur école.

Y a-t-il un membre du personnel scolaire à qui votre enfant se sent à l’aise de parler?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant a-t-il un membre du personnel scolaire à qui il se sent à l’aise de parler; 158 non (30,8 %), 180 parfois (35,09 %), 175 oui (34,11 %), selon le nombre de jours d’école manqués

Trente et un pour cent des élèves n’avaient aucun membre du personnel à qui ils se sentaient à l’aise de parler. Trente-cinq pour cent des élèves avaient parfois un membre du personnel avec qui ils se sentaient à l’aise. Au total, soixante-six pour cent des élèves n’avaient pas toujours de membre du personnel à qui ils se sentaient à l’aise de parler. Trente-quatre pour cent en avaient un.

Votre enfant fait-il partie d’équipes, de clubs ou d’associations de l’école?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant fait-il partie d’équipes, de clubs ou d’associations de l’école; 371 non (72,32 %), 46 parfois (8,97 %), 96 oui (18,71 %). La proportion de non atteint 83,69 % chez les enfants qui ont manqué plus d’un mois

Trois cent soixante et onze élèves (sur 513) ne font partie d’aucune équipe, d’aucun club ni d’aucune association de l’école. Quarante-six font parfois partie d’organisations scolaires. Dix-neuf pour cent des jeunes font partie d’une équipe, d’un club ou d’une association de l’école (96 sur 513).

Votre enfant fait-il partie d’équipes, de clubs ou d’associations dans la collectivité?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant fait-il partie d’équipes, de clubs ou d’associations dans la collectivité; 259 non (50,49 %), 32 parfois (6,24 %), 222 oui (43,27 %), selon le nombre de jours d’école manqués

Deux cent cinquante-neuf élèves (sur 519) ne font partie d’aucune équipe, d’aucun club ni d’aucune association dans la collectivité. Trente-deux font parfois partie d’organisations externes. Quarante-trois pour cent des jeunes font partie d’un organisme communautaire (222 sur 519).

Votre enfant a-t-il des intérêts, des passions ou des passe-temps marqués?

Graphiques en anneau et à barres empilées : l’enfant a-t-il des intérêts, des passions ou des passe-temps marqués; 375 oui (73,1 %), 78 parfois (15,2 %), 60 non (11,7 %), avec des proportions semblables quel que soit le niveau d’absence

Soixante-treize pour cent ont répondu « oui » et 15 % « parfois » quant au fait d’avoir des intérêts, des passions et des passe-temps marqués. Seulement 11,7 % ont indiqué ne pas avoir d’intérêts, de passions ou d’activités de loisirs marqués.

Cette information est importante : si nous nous servions de ce qui motive les jeunes (leurs intérêts, leurs passions et leurs activités de loisirs marqués), nous pourrions peut-être influencer leurs sentiments à l’égard de l’école.